Recherches sur la strongyloïdose au Tonkin. Rôle des animaux domestiques dans l’étiologie de l’infestation humaine

  • Galliard H
N/ACitations
Citations of this article
5Readers
Mendeley users who have this article in their library.

Abstract

la fréquence de l'infestation humaine par Strongyloi­ des stercoralis n'est pas très grande, mais son intensité est parfois considérable. Nous ne discuterons pas ici la question de savoir pour­ quoi cette fréquence est moins grande que celle de l'ankylostomose, bien que le mode de contagion, par pénétration des larves strongy-loides infectieuses vivant dans les eaux ou le sol contaminé par les déjections, soit le même, et que le nombre des larves infectieuses produites par Strongyloides soit, grâce au cycle indirect qui cons­ titue une forme de polyembryonnie, infiniment plus grand que pour l'autre parasite. Nous avons cherché à savoir si les animaux domes­ tiques, en particulier le chien et le chat, étaient susceptibles de disséminer les larves pouvant contaminer l'homme et d'entretenir l'endémicité par passage de l'animal à l'animal. Cette question de l'unicité ou de la pluralité des Strongyloides présente donc non seu­ lement un intérêt biologique mais également épidémiologique. Deux questions se posent donc : le Strongyloides du chien et du chat est-il le même que celui de l'homme et peut-il passer d'un hôte à l'autre indéfiniment et sans que la virulence soit modifiée ? Et, d'autre part, si les animaux domestiques sont infestés, quel est leur degré d'infestation ? L'identification des espèces de parasites en général et de néma­ todes en particulier repose sur deux ordres de tests, les uns morpho­ logiques, les autres biologiques. Il existe des nématodes du genre Strongyloides chez un certain nombre d'espèces animales ; mais leur identification présente encore de sérieuses difficultés, particulièrement au point de vue morphologique. L'absence de vers mâles dans la génération para­ site complique l'étude systématique qui n'est plus basée que sui­ des variations de certains caractères des femelles, variations qui sont souvent difficilement appréciables.

Cite

CITATION STYLE

APA

Galliard, H. (1939). Recherches sur la strongyloïdose au Tonkin. Rôle des animaux domestiques dans l’étiologie de l’infestation humaine. Annales de Parasitologie Humaine et Comparée, 17(6), 533–541. https://doi.org/10.1051/parasite/1939-1940176533

Register to see more suggestions

Mendeley helps you to discover research relevant for your work.

Already have an account?

Save time finding and organizing research with Mendeley

Sign up for free