Abstract
Très riche en forêts dans les années 1960 (avec une superficie de 16 millions hectares dans le années 1960, il ne reste environ 3,5 millions de forêts actuellement), la Côte d’Ivoire est aujourd’hui confrontée à la disparition de son patrimoine forestier qui en partie est du à l’agriculture. L’économie ivoirienne est organisée autour du secteur agricole qui constitue le « moteur ». Les cultures d’export notamment les cultures de rentes pérennes (cacao, café, hévéa, palmier à huile, coton, etc.) constituent 73% des surfaces de cultures principales, les céréales et autres cultures vivrières représentant moins de 23% de ces surfaces (RNA, 2001). Ces cultures de rente constituent aussi une bonne part des revenus agricoles estimés à 50% en zone de savane et 75% en zone de forêt (MINEF-Communication nationale, 2010). L’agriculture ivoirienne représente à elle seule, près de 30% du Produit Intérieur Brut (PIB), 70% des recettes d’exportation et emploie plus 60% de la population active. Cependant, si le secteur agricole a permis l’essor économique du pays, il n’en demeure pas moins que le développement d’économie forestière par les grands exploitants industriels, l’utilisation abusive des ressources forestières aujourd’hui très élevée ont considérément détruit ou diminué le couvert forestier ivoirien. La pression sur les forêts pour booster sa croissance économique à travers son développement agricole ne s’est pas fait sans conséquence notable sur son riche patrimoine forestier. En outre, depuis ces deux décennies les mouvements desl’approche qualitative vise à comprendre l’enjeu des relations économiques et conflits intercommunautaires autour des forêts classées ivoiriennes. l’approche qualitative vise à comprendre l’enjeu des relations économiques et conflits intercommunautaires autour des forêts classées ivoiriennes. migrants vers les forêts du Sud et du SudOuest ivoirien, toujours en quête d’espaces cultivables aboutissent à de graves conflits intercommunautaires entre les allogènes, allochtones et autochtones. Malgré, la récente loi sur le foncier, les tensions sociales sont de plus en plus récurrentes autour des forêts classées. Si rien n’est fait pour réconcilier l’intérêt économique à l’intérêt socio-écologique, cette tendance à l’insécurité dans ces zones d’accueil devrait se poursuivre. Ce présent travail axé sur
Cite
CITATION STYLE
Kassoum, T. (2019). Enjeux Socioéconomiques des Forêts Classées Ivoiriennes et Conflits Intercommunautaires à l’Ouest de la Côte d’Ivoire: Une Question de Business ou un Défi du Développement Durable? European Scientific Journal ESJ, 15(16). https://doi.org/10.19044/esj.2019.v15n16p110
Register to see more suggestions
Mendeley helps you to discover research relevant for your work.