Abstract
Souvent décrit comme un acteur essentiel de la transparence démocratique, le « lanceur d'alerte » contribue sans nul doute à l'édification d'une société plus transparente et démocratique. Toutefois l'architecture des lois de protection des lanceurs d'alerte, démontre que le « lanceur d'alerte » n'est pas conçu comme un activiste de la transparence, la divulgation de secrets étant envisagée comme un moyen de lancer l'alerte, et non comme une fin en soi. En témoigne la distinction analytique élaborée par la doctrine Nord-Américaine, entre les concepts de lanceur d'alerte et de « fuiteur d'information », distinction que le présent article entend examiner de manière critique.Often described as a key player of democratic transparency, the “whistleblower” indeed contributes to the making of a more transparent and democractic society. However, the architecture of whistleblower laws tend to show that the disclosure of secrets by whistleblowers has only been conceived as a mean of sounding the alarms on harms to the public good, and not as the main purpose of whistleblower policies. This is exemplified by the distinction between “leaking” and “whistleblowing” which has been drawn by U.S scholars, a distinction that will be critically assessed in this article.
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Foegle, J.-P. (2016). Lanceur d’alerte ou « leaker » ? Réflexions critiques sur les enjeux d’une distinction. Revue Des Droits de l’homme, (10). https://doi.org/10.4000/revdh.2367
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