Abstract
Cet article fait le point sur le statut de la fréquence dans les grammaires de constructions sous l’angle de l’ancrage cognitif et des collocations. Je montre que le traitement intuitif des phénomènes de fréquences au détriment de l’empirie mène souvent à une vision faussée de l’usage. L’article est structuré comme suit. La première partie est épistémologique. J’y aborde le statut de la fréquence dans le contexte du tournant quantitatif dans les approches centrées sur l’usage. La deuxième partie est consacrée à l’étude de A as GN dans un corpus d’anglais américain. J’utilise trois outils : l’analyse collexémique covariante, la classification ascendante hiérarchique et ΔP, une mesure d’association permettant de repérer les collocations asymétriques. La troisième partie propose une discussion critique des résultats et des méthodes.
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Desagulier, G. (2015). Le statut de la fréquence dans les grammaires de constructions : simple comme bonjour ? Langages, N° 197(1), 99–128. https://doi.org/10.3917/lang.197.0099
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