La gestion durable des forêts du bassin du Congo

  • Ze Meka E
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Abstract

Le bassin du Congo, avec environ 20 % des forêts tropicales, est le deuxième plus grand massif forestier tropical du monde, derrière celui de l’Amazonie et bien avant celui du Sud-Est asiatique. Son importance dans la régulation des grands courants climatiques est incontestable. Toutefois, bien plus que de son étendue, son importance vient également des ressources biologiques végétales et animales qu’il contient, dont un grand nombre d’espèces endémiques. Des pays comme la République démocratique du Congo, avec plus de 11 000 espèces végétales recensées, dont un tiers serait endémique (Iucn, 1989), constitue un véritable phénomène du genre, et ce sans compter la grande diversité des mammifères, primates et oiseaux. Il en est de même du Cameroun et du Gabon. Cinq sites du bassin du Congo font partie du patrimoine mondial, la réserve de faune du Dja, au Cameroun, et les parcs nationaux de Salonga, Kahuzi-Bièga, Virunga et la forêt d’Ituri en République démocratique du Congo.Le bassin du Congo est d’une importance unique pour l’humanité et l’intérêt qui lui est porté par la communauté internationale est loin d’être usurpé : au fil des ans, les initiatives ont proliféré dans cette région d’Afrique visant la conservation et la gestion rationnelle des ressources forestières. Des structures sous-régionales ont été créées, des initiatives et programmes sous-régionaux ont été mis sur pied, alors que les Ong internationales, les organisations intergouvernementales et autres institutions internationales engagent des actions venant d’ailleurs en soutien à celles lancées par certains pays développés dans le cadre de la coopération bilatérale.Cette multitude d’initiatives n’est pas du seul fait de l’assistance extérieure, les pays concernés eux-mêmes ont engagé, pour la plupart, des programmes et réformes hardis pour une meilleure maîtrise de la gestion du secteur forestier, avec comme point culminant le Sommet des chefs d’État d’Afrique centrale, en mars 1999. Moment historique pour la région, au cours duquel les chefs d’État, à travers la Déclaration de Yaoundé, ont réaffirmé leur engagement de faire de l’Afrique centrale un espace forestier où les ressources sont conservées et utilisées de manière durable pour le bénéfice de leurs populations. Afin de suivre la mise en œuvre des actions prescrites par les chefs d’État, un organisme sous-régional de coordination, d’orientation et de décision vient d’être créé, la Conférence des ministres chargés des forêts d’Afrique centrale (Comifac). La Comifac, quant à elle, est en train de mettre sur pied un Plan de convergence, cadre opérationnel de mise en œuvre des actions décidées par les chefs d’État.Traduire en réalité la vision des chefs d’État ne sera certainement pas chose facile, lorsqu’on prend en compte les problèmes qui se posent à la conservation et à la gestion durable des forêts tropicales en général, et le contexte singulier du bassin du Congo en particulier. Dans le domaine de la conservation du couvert forestier et des ressources biologiques, on note une dégradation des ressources, importante dans ce qu’il est convenu d’appeler les zones critiques (hot spots) (Mayeux et al., 2003). Toutefois, cette dégradation est légèrement inférieure à celles observées dans les autres régions d’Afrique ou d’Asie du Sud-Est, par exemple. Selon les estimations de la Fao, le taux d’évolution annuel du couvert forestier dans la sous-région, durant la période 1990-2000, est de l’ordre de 0 à - 0,1 % suivant les pays. Les enjeux sont tout aussi importants en matière de gestion durable des ressources forestières. La plupart des sociétés forestières exploitent un capital accumulé depuis des générations et aucune n’est passée en deuxième rotation pour assurer ses approvisionnements de manière continue et économique. C’est cette situation qui a créé la migration caractéristique des exploitations forestières de cette région, laissant dans les zones accessibles et exploitées des forêts complètement dégradées et vidées de leur valeur économique en termes de production de bois d’œuvre, pour se porter vers des zones encore intactes que les difficultés d’accès ont naturellement préservées. Le problème de l’approvisionnement des industries installées va se poser avec de plus en plus d’acuité, et cela d’autant plus que peu d’effort est fait en matière de reboisement et que la plupart des forêts n’ont pas de plan d’aménagement et manquent, ainsi, de cadre fiable pour asseoir une gestion durable.Le bassin du Congo abrite également une population importante en quête de développement, et c’est à juste titre que celle-ci attend de l’exploitation des immenses ressources forestières de la région une amélioration de ses conditions de vie. Cependant, la contribution de l’exploitation des ressources au relèvement du niveau de vie des populations concernées n’a pas toujours été à la hauteur des attentes. Les raisons tiennent aux systèmes d’exploitation mis en place, à la faible participation de ces populations dans les processus de prise de décision, d’exploitation et de contrôle des activités d’exploitation forestière, à la maîtrise limitée des outils d’aménagement par les exploitants forestiers et à la faiblesse des administrations en charge des forêts en personnels et matériels adéquats. Le problème des administrations forestières dans les pays du bassin du Congo est particulièrement préoccupant et n’a pas encore, à notre avis, reçu toute l’attention voulue. Une réflexion en profondeur sur les missions des administrations forestières dans le contexte d’une gestion durable des forêts, leurs structures et leur financement s’avère essentielle, compte tenu des hésitations, incohérences et contradictions constatées ici et là.Malgré ces difficultés et insuffisances, il importe de relever les efforts importants en cours dans la région et qui commencent à porter des fruits. En plus de la création de la Comifac, dont il a été fait mention plus haut et qui devrait assurer une plus grande cohérence des interventions, l’on peut souligner que le cadre législatif et réglementaire a été mis à jour dans la plupart des pays, et que des efforts en matière de conservation s’intensifient. La décision du gouvernement du Gabon d’établir un vaste réseau de parcs nationaux et d’aires protégées, tout comme le dynamisme en cours pour la création de zones de conservation transfrontalières en sont des exemples notables. De même, les plans d’aménagement se mettent peu à peu en place, alors que parallèlement semble se manifester une réelle volonté d’implication des populations locales à tous les stades de la gestion forestière, tout comme celle du secteur privé à s’engager dans la gestion durable des forêts. Le rôle critique joué par certaines Ong, telles que le Wwf et Wcs, qui ont opté pour un accompagnement de ces changements positifs est également à souligner. La contribution de la communauté internationale s’avère particulièrement importante à ce stade pour soutenir les efforts en cours.Afin d’asseoir la gestion des forêts sur une base saine et durable dans le bassin du Congo, la réflexion doit certainement continuer pour trouver des solutions innovantes aux problèmes identifiés. Le présent numéro de Bois et forêts des tropiques vient dans ce sens, à travers divers articles, apporter une contribution importante. La recherche doit également être poursuivie activement, et surtout ses résultats traduits en termes opérationnels pour leur application par les différents acteurs, notamment pour ce qui concerne les structures administratives, la fiscalité, les aspects environnementaux et sociaux de la gestion forestière en général et des concessions forestières en particulier, et la gestion durable des aires protégées. On ne saurait, dans ce contexte, passer sous silence la contribution importante du projet Forafri, soutenu par le Cifor et la coopération française, qui a compilé et mis à la disposition des intervenants un large éventail de résultats précieux de recherche qui peut contribuer à mettre en œuvre une gestion forestière durable.The Congo Basin, with approximately 20% of the world's tropical forests, is the second largest tropical forest area in the world, behind the Amazon and well ahead of Southeast Asia. Its importance in regulating major climatic currents is undeniable. However, its importance lies not only in its size, but also in the biological resources it contains, including a large number of endemic species. Countries such as the Democratic Republic of Congo, with more than 11,000 recorded plant species, a third of which are endemic (IUCN, 1989), are a real phenomenon of their kind, not to mention the great diversity of mammals, primates and birds. The same is true of Cameroon and Gabon. Five sites in the Congo Basin are listed as World Heritage Sites: the Dja Faunal Reserve in Cameroon and the Salonga, Kahuzi-Bièga, Virunga and Ituri Forest National Parks in the Democratic Republic of Congo.The Congo Basin is of unique importance to humanity, and the interest shown in it by the international community is far from unjustified: over the years, initiatives have proliferated in this region of Africa aimed at the conservation and rational management of forest resources. Sub-regional structures have been created, sub-regional initiatives and programmes have been set up, while international NGOs, intergovernmental organisations and other international institutions are taking action from elsewhere in support of those launched by certain developed countries within the framework of bilateral cooperation.This multitude of initiatives is not solely the result of external assistance; most of the countries concerned have themselves undertaken bold programmes and reforms to improve the management of the forestry sector, culminating in the Summit of Central African Heads of State in March 1999. This was a historic moment for the region, during which the Heads of State, through the Yaoundé Declaration, reaffirmed their commitment to making Central Africa a forest area where resources are conserved and used sustainably for the benefit of their populations. In order to monitor the implementation of the actions prescribed by the Heads of State, a sub-regional coordination, guidance and decision-making body has just been created, the Conference of Ministers in charge of Forests in Central Africa (Comifac). Comifac, for its part, is in the process of setting up a Convergence Plan, an operational framework for implementing the actions decided by the Heads of State.Translating the vision of the Heads of State into reality will certainly not be easy, given the problems facing the conservation and sustainable management of tropical forests in general, and the unique context of the Congo Basin in particular. In the field of forest cover and biological resource conservation, there has been significant degradation of resources in what are known as critical areas (hot spots) (Mayeux et al., 2003). However, this degradation is slightly lower than that observed in other regions of Africa or South-East Asia, for example. According to FAO estimates, the annual rate of change in forest cover in the sub-region during the period 1990-2000 was between 0 and -0.1%, depending on the country. The challenges are just as significant in terms of sustainable forest resource management. Most forestry companies exploit capital accumulated over generations, and none have moved to second rotation to ensure continuous and economical supplies. This situation has led to the characteristic migration of forestry operations in this region, leaving the accessible and exploited areas with completely degraded forests that have lost their economic value in terms of timber production, and moving to areas that are still intact and have been naturally preserved due to their difficult access. The problem of supplying established industries will become increasingly acute, especially as little effort is being made in terms of reforestation and most forests have no management plan and therefore lack a reliable framework for sustainable management.The Congo Basin is also home to a large population seeking development, and it is only right that they should expect the exploitation of the region's immense forest resources to improve their living conditions. However, the contribution of resource exploitation to raising the standard of living of the populations concerned has not always lived up to expectations. The reasons for this lie in the exploitation systems put in place, the low level of participation of these populations in the decision-making, exploitation and control processes of forestry activities, the limited mastery of management tools by forestry operators and the weakness of the administrations in charge of forests in terms of adequate personnel and equipment. The problem of forestry administrations in the Congo Basin countries is particularly worrying and, in our opinion, has not yet received the attention it deserves. In-depth reflection on the missions of forestry administrations in the context of sustainable forest management, their structures and their financing is essential, given the hesitations, inconsistencies and contradictions observed here and there.Despite these difficulties and shortcomings, it is important to note the significant efforts currently underway in the region, which are beginning to bear fruit. In addition to the creation of COMIFAC, mentioned above, which should ensure greater consistency in interventions, it should be noted that the legislative and regulatory framework has been updated in most countries and that conservation efforts are intensifying. The Gabonese government's decision to establish a vast network of national parks and protected areas, as well as the ongoing momentum for the creation of transboundary conservation areas, are notable examples of this. Similarly, development plans are gradually being put in place, while at the same time there appears to be a genuine desire to involve local communities at all stages of forest management, as well as the private sector in sustainable forest management. The critical role played by certain NGOs, such as the WWF and WCS, which have chosen to support these positive changes, should also be highlighted. The contribution of the international community is particularly important at this stage in order to support the efforts currently underway.In order to establish sound and sustainable forest management in the Congo Basin, it is essential to continue the debate in order to find innovative solutions to the problems identified. This issue of Bois et forêts des tropiques makes an important contribution to this process through a series of articles. Research must also be actively pursued, and above all, its results must be translated into operational terms for application by the various stakeholders, particularly with regard to administrative structures, taxation, the environmental and social aspects of forest management in general and forest concessions in particular, and the sustainable management of protected areas. In this context, we cannot overlook the important contribution of the Forafri project, supported by CIFOR and French cooperation, which has compiled and made available to stakeholders a wide range of valuable research results that can contribute to the implementation of sustainable forest management.La cuenca del Congo, con aproximadamente el 20 % de los bosques tropicales, es la segunda mayor masa forestal tropical del mundo, por detrás de la Amazonia y muy por delante del sudeste asiático. Su importancia en la regulación de las grandes corrientes climáticas es indiscutible. Sin embargo, más allá de su extensión, su importancia radica también en los recursos biológicos vegetales y animales que alberga, entre los que se encuentran numerosas especies endémicas. Países como la República Democrática del Congo, con más de 11 000 especies vegetales censadas, de las cuales un tercio serían endémicas (UICN, 1989), constituyen un auténtico fenómeno en su género, sin contar la gran diversidad de mamíferos, primates y aves. Lo mismo ocurre con Camerún y Gabón. Cinco lugares de la cuenca del Congo forman parte del patrimonio mundial: la reserva de fauna de Dja, en Camerún, y los parques nacionales de Salonga, Kahuzi-Bièga, Virunga y el bosque de Ituri, en la República Democrática del Congo.La cuenca del Congo tiene una importancia única para la humanidad y el interés que le profesa la comunidad internacional está lejos de ser usurpado: a lo largo de los años, han proliferado en esta región de África las iniciativas destinadas a la conservación y la gestión racional de los recursos forestales. Se han creado estructuras subregionales y se han puesto en marcha iniciativas y programas subregionales, mientras que las ONG internacionales, las organizaciones intergubernamentales y otras instituciones internacionales emprenden acciones desde otros lugares en apoyo de las iniciadas por algunos países desarrollados en el marco de la cooperación bilateral.Esta multitud de iniciativas no se debe únicamente a la ayuda exterior, ya que la mayoría de los países afectados han emprendido programas y reformas audaces para mejorar la gestión del sector forestal, cuyo punto culminante fue la Cumbre de Jefes de Estado de África Central, celebrada en marzo de 1999. Se trata de un momento histórico para la región, en el que los jefes de Estado, a través de la Declaración de Yaundé, reafirmaron su compromiso de hacer de África Central un espacio forestal en el que los recursos se conserven y utilicen de manera sostenible en beneficio de sus poblaciones. Con el fin de supervisar la aplicación de las medidas prescritas por los jefes de Estado, se acaba de crear un organismo subregional de coordinación, orientación y decisión, la Conferencia de Ministros encargados de los Bosques de África Central (Comifac). Por su parte, la Comifac está elaborando un Plan de Convergencia, marco operativo para la aplicación de las medidas decididas por los jefes de Estado.Hacer realidad la visión de los jefes de Estado no será sin duda tarea fácil, si se tienen en cuenta los problemas que plantean la conservación y la gestión sostenible de los bosques tropicales en general, y el contexto singular de la cuenca del Congo en particular. En el ámbito de la conservación de la cubierta forestal y los recursos biológicos, se observa una degradación importante de los recursos en lo que se conoce como zonas críticas (hot spots) (Mayeux et al., 2003). Sin embargo, esta degradación es ligeramente inferior a la observada en otras regiones de África o del sudeste asiático, por ejemplo. Según las estimaciones de la FAO, la tasa de evolución anual de la cubierta forestal en la subregión, durante el período 1990-2000, es del orden del 0 al -0,1 %, según los países. Los retos son igualmente importantes en lo que respecta a la gestión sostenible de los recursos forestales. La mayoría de las empresas forestales explotan un capital acumulado durante generaciones y ninguna ha pasado a una segunda rotación para garantizar su abastecimiento de forma continua y económica. Esta situación ha provocado la migración característica de las explotaciones forestales de esta región, dejando en las zonas accesibles y explotadas bosques completamente degradados y vaciados de su valor económico en términos de producción de madera, para trasladarse a zonas aún intactas que las dificultades de acceso han preservado de forma natural. El problema del abastecimiento de las industrias instaladas se planteará con cada vez mayor acuidad, sobre todo porque se están realizando pocos esfuerzos en materia de reforestación y porque la mayoría de los bosques no cuentan con un plan de ordenación y, por lo tanto, carecen de un marco fiable para establecer una gestión sostenible.La cuenca del Congo también alberga una importante población en busca de desarrollo, que espera, con razón, que la explotación de los inmensos recursos forestales de la región mejore sus condiciones de vida. Sin embargo, la contribución de la explotación de los recursos a la mejora del nivel de vida de las poblaciones afectadas no siempre ha estado a la altura de las expectativas. Las razones se deben a los sistemas de explotación establecidos, a la escasa participación de estas poblaciones en los procesos de toma de decisiones, explotación y control de las actividades forestales, al dominio limitado de las herramientas de gestión por parte de los explotadores forestales y a la falta de personal y material adecuado de las administraciones encargadas de los bosques. El problema de las administraciones forestales en los países de la cuenca del Congo es especialmente preocupante y, en nuestra opinión, aún no ha recibido toda la atención que merece. Es esencial reflexionar en profundidad sobre las misiones de las administraciones forestales en el contexto de la gestión sostenible de los bosques, sus estructuras y su financiación, habida cuenta de las vacilaciones, incoherencias y contradicciones observadas aquí y allá.A pesar de estas dificultades e insuficiencias, es importante destacar los importantes esfuerzos que se están realizando en la región y que están empezando a dar sus frutos. Además de la creación de la COMIFAC, mencionada anteriormente, que debería garantizar una mayor coherencia de las intervenciones, cabe destacar que se ha actualizado el marco legislativo y reglamentario en la mayoría de los países y que se están intensificando los esfuerzos en materia de conservación. La decisión del Gobierno de Gabón de establecer una amplia red de parques nacionales y áreas protegidas, así como el dinamismo actual para la creación de zonas de conservación transfronterizas, son ejemplos notables de ello. Del mismo modo, los planes de ordenación se están poniendo en marcha poco a poco, al tiempo que parece manifestarse una voluntad real de implicar a las poblaciones locales en todas las etapas de la gestión forestal, así como al sector privado en la gestión sostenible de los bosques. Cabe destacar también el papel fundamental que desempeñan algunas ONG, como WWF y WCS, que han optado por acompañar estos cambios positivos. La contribución de la comunidad internacional resulta especialmente importante en esta fase para apoyar los esfuerzos en curso.Con el fin de asentar la gestión forestal sobre una base sólida y sostenible en la cuenca del Congo, es necesario seguir reflexionando para encontrar soluciones innovadoras a los problemas identificados. El presente número de Bois et forêts des tropiques (Madera y bosques tropicales) contribuye de manera importante a este objetivo a través de diversos artículos. También debe proseguirse activamente la investigación y, sobre todo, traducir sus resultados en términos operativos para que puedan ser aplicados por los diferentes actores, en particular en lo que se refiere a las estructuras administrativas, la fiscalidad, los aspectos ambientales y sociales de la gestión forestal en general y de las concesiones forestales en particular, y la gestión sostenible de las áreas protegidas. En este contexto, no se puede pasar por alto la importante contribución del proyecto Forafri, apoyado por el Cifor y la cooperación francesa, que ha recopilado y puesto a disposición de los interesados una amplia gama de valiosos resultados de investigación que pueden contribuir a la aplicación de una gestión forestal sostenible.

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Ze Meka, E. (2004). La gestion durable des forêts du bassin du Congo. BOIS & FORETS DES TROPIQUES, 281, 3–4. https://doi.org/10.19182/bft2004.281.a20224

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