Abstract
This article consists of a series of reflections about the nature of sexuality in East Africa framed in response to the theories put forward by J. C. Caldwell and his collaborators. It argues that their views fail to grasp the way sexual restraints and restrictions form the basis of the moral order in East African societies. Their model of a distinctively African sexual system overemphasises descent in a way that systematically underplays the importance of marriage and reduces ancestor cults to exclusive concern with lineage, reproduction and continuity. By contrast, it is argued with reference to the Gisu of Uganda, ancestral beliefs in their general form are associated with the overall templates for correct social living and these hinge not on lineality but on sexuality and its control. In this light, most East African cultures can be labelled ‘respect cultures’, in that they see their social orders as rooted in respect, respect which implies deference, attention to proper decorum and above all self-restraint. The rules problematise sexuality. The article then turns to the sacred power attributed to coitus itself. This is addressed by looking at the metaphor of the mingling of bloods, widely used of sexual intercourse in East Africa. In the last section of the article attention is paid to the contrast between consanguinity and alliance and the idea that the union of man and woman serves as the prototype of contractual relationships.Cet article consiste en une série de réflections sur la sexualité en Afrique de l'Est, formulées en réponse aux théories avancées par J. C. Cadwell et ses collaborateurs. L'article soutient que leurs points de vu ne réussissent pas à saisir la manière dont les restreintes et restrictions sexuelles forment la base de l'ordre moral dans les sociétés de l'Afrique de l'Est. Leur modèle d'un système sexuel africain distinct insiste trop sur la descendance d'une facon qui méthodiquement n'attribue pas assez d'importance au mariage et réduit les cultes ancestraux à avoir pour seule préoccupation la reproduction et la continuité de la lignée. En contraste, cet article suggère, en renvoyant aux Gisus d'Ouganda, que leurs croyances ancestrâles dans leurs formes générates sont associées avec l'ensemble des régies de conduite visant à établir un mode de vie social correct, et que celles-ci ne sont pas basées sur la lignée mais sur la sexualité et son contrôle. Vu sous cet angle, la plupart des cultures de l'Afrique de l'Est peuvent être étiquetées “des cultures de respect”, par le fait qu'elles considèrent leur ordre social comme étant enraciné dans le respect, un respect qui implique de la déférence, une attention aux convenances indiquées, et avant tout de la retenue. Ces règies de conduite rendent la sexualité problématique. Cet article se tourne ensuite vers le pouvoir sacré attribué au coït même. Ceci est adressé en examinant la métaphore du mélange des sangs qui est largement utiliséé pour parler des rapports sexuels en Afrique de l'Est. La dernière section de cet article prête attention au contraste entre la consanguinité et l'alliance et l'idée que l'union entre l'homme et la femme sert de prototype pour des rapports contractuels.
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Heald, S. (1995). The power of sex: some reflections on the Caldwells’ ‘African sexuality’ thesis. Africa, 65(4), 489–505. https://doi.org/10.2307/1161129
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