Abstract
A partir de l’idée générale que le Sujet dément conserve des liens étroits avec la parole quels que soient la cause, le type et l’avancée de l’état démentiel, l’auteur aborde les aspects clinico-théoriques de ce rapport à la parole en référence à son expérience psychothérapique et de recherche. Des idées-clés sont développées: – au-delà des a priori et des apparences, le dément parle: qu’il continue de parler, qu’il reparle, parle sans qu’on ne le comprenne voire sans qu’on le sache, mais de toute façon il (re)connaît la parole. – le tiers, pour peu qu’il l’écoute et lui parle, peut se faire entendre et engager une relation avec lui, en particulier dans le cadre du soin psychique. – Ceci implique de penser la parole du dément, le «parler-avec-lui» et leurs modalités, en référence à un minimum de conceptualisation fondée sur la clinique démentielle. Ces notions sont brièvement récapitulées, argumentées et étayées par des fragments cliniques.
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Grosclaude, M. (2003). Les déments parlent donc ? Gérontologie et Société, 26 / n° 106(3), 129–145. https://doi.org/10.3917/gs.106.0129
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