La recherche, affaire d'État. Enjeux et luttes d'une politique fédérale des sciences

  • Roux M
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SK: 1. L’ETAT ET LA SCIENCE 9) Depuis quand y a-t-il une politique de la recherche en CH ? Les transformations de la recherche et de l’enseignement supérieur Bologne ; espace européen de la recherche (3% du PIB pour R&D, dont les 2/3 financés par le secteur privé). (10) « Economie de la connaissance », imbrication de la recherche et de l’industrie. (11) Rech. orientée « demand-pull model » vs rech. libre « science-push model ». Nouvelles logiques d’action publique et promotion de la rech. en CH et à l’étranger 12) Privatisation de la rech. n’est pas à l’ordre du jour. Comparaison avec FR, D, NL 13) Les principaux défis de la recherche et de la formation supérieure en CH Depuis une dizaine d’année : massification, HES, (14) TIC, concurrence planétaire. 15) Légitimité de la recherche publique et démocratisation des savoirs Fédéral vs local. Participation de la pop aux débats scientif. (16) Knowledge divide au sein même de la CH (utilité des sciences ?). Hiérarchie des disciplines (voir Lahire 2002). 17) L’attitude du public CH face à la formation et à la recherche Opinion publique relativement favorable à la science, (18) veulent participer aux choix des domaines de la rech. publique. 19) L’institutionnalisation de la promotion de la rech. publique Ici pas d’évaluation ou de classement. Historique de la rech en CH. (20) 30% financement rech. par le public contre 70% par le privé. Fédéralisme très fort. 5. « GOUVERNANCE » DE LA SCIENCE 1990-2000 77) Critiques étrangères soulèvent l'absence d'un leadership central, alors que les cantons et les unis luttent contre tout mouvement de centralisation. (78) Rapprochement nécessaire entre recherche publique et développement industriel. Création du groupement de la science et de la recherche (GSR) et nomination d'un secrétaire d'état à la science et à la recherche 79) Idée en germe depuis 1970. Volonté de distinguer deux fonctions: stratégie et opérationnalité. (81) H. Ursprung, ancien homme fort du Conseil des écoles polytechniques, devient le premier secrétaire d'état à la science et à la recherche (SER) le 1er mars 1992, sans mise au concours puisqu'il est désigné par F. Cotti du DFI. Ses essais de centralisation sont mis en échec, (82) mais on observe certains mouvement de rapprochement: BENEFRI et CUSO. D'un secrétaire d'état à l'autre 1997 entrée de Charles Kleiber à la tête du SER sur concours voulu par R. Dreifuss. (83) Profil très différent de celui de son prédécesseur. En 2001 (jusqu'à fin 2002) il devient aussi président de la CUS. 84) Un seul département fédéral pour la formation supérieure et la recherche? 85) Recherche fondamentale en charge du DFI et recherche appliquée DFEconomie (86) et d'autres départements sont aussi concernés. Depuis 1997 seuls les DFI et DFE doivent être en charge de la formation et de la recherche (défense des budgets au mains de 2 conseillers fédéraux... ce qui représente un problème pour certains). OFFT créé en 1998 remplace l'OFIAMT et OFQC (Office fédéral des questions conjoncturelles). 6. QUESTIONS SUR L’AVENIR DE LA RECHERCHE 115) Le poids des institutions politiques Beaucoup d’instruments datent des années ’60 ! Représentations de la science Vision plus critique de la science (116) qui a des comptes à rendre. Vers une nouvelle gestion publique de la recherche : contractualisation et mise en réseau « Pilotage à distance » ; (117) new public management ; (118) mise en réseau ; stratégies bottom up (PRN) ou top down (PNR). 119) Politique budgétaire en matière de recherche Pas assez de lobbying politique de la part des scientifiques. (120) Diversité des forces sociales concernées par la recherche est énorme : difficulté d’offrir un front commun. Les acteurs en jeu : une redistribution du pouvoir (121) GRS, FNS et CUS = les 3 acteurs de la politique scientifique CH qui montent alors que CSST a vu son influence diminuer. Arrivée de nouveaux acteurs : GRIPS, think tanks, CASS, etc. : politisation accrue de la politique de la recherche. (122) On est passé d’un système de milice à une « expertocratie ». Le système de la recherche en question 123) Faut-il suivre une stratégie de niche ou privilégier les savoirs transversaux ? Lien entre science et politique : qui doit décider des orientations stratégiques ? FIN

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Roux, M. L. (2004). La recherche, affaire d’État. Enjeux et luttes d’une politique fédérale des sciences. La Revue Pour l’histoire Du CNRS, (10). https://doi.org/10.4000/histoire-cnrs.426

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