Abstract
Résumé À travers une étude de cas, marquée par la double originalité d’une revisite et d’une ethnographie collective, il s’agit de réévaluer la position sociale contemporaine de certaines franges des agriculteurs dans la structure sociale. En effet, l’étude s’intéresse non pas aux paysans empaysannés, ni à la bourgeoisie agricole établie de longue date, deux figures aux antipodes d’une catégorie socioprofessionnelle très éclatée, mais aux enfants de la modernisation agricole qui connaissent une mobilité sociale ascendante depuis plusieurs décennies. L’augmentation des revenus, du patrimoine à la fois foncier puis immobilier, l’occupation des postes politiques ou encore la modification de l’habitat, tout comme les choix scolaires des enfants, concourent à interpréter ce processus comme un embourgeoisement. Après la « dépaysannisation », l’embourgeoisement est défini ici comme un processus d’accumulation d’abord du capital économique puis du capital culturel et social, processus guidé par une reconnaissance de la légitimité d’un ordre social et du mode de vie des dominants.
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Laferté, G. (2015). L’embourgeoisement agricole. Sociétés Contemporaines, N° 96(4), 27–50. https://doi.org/10.3917/soco.096.0027
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