Science on the run: Information management and Industrial Geophysics at Schlumberger (1920-1940)

  • Bowker G
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Abstract

Dommage que ce soit recouvert d'une colle CSI, sinon des détails intéressants sur Slb, voir notamment 1ère partie. Thèse Bowker : pas science qui précèderait succès mais slb surtout habile ds "infrastructural work", capa à s'insérer dans réseaux des pétroliers. Utilise énormément CSI et surtout Latour. Quelques idées intéressantes à retenir : - mesure et modélisation du puits : part d'un modèle simple (mais est-ce Bowker ou slb ?) : réservoir = oil sand et en dessous couche d'eau sur lequel oil flotte. Mesure de résistivité (1ère courbe : une électrode en haut, une en bas, un courant entre les deux, et une mesure entre les deux) permet de distinguer conducteur / résistant. Pb : il existe du résistant qui n'est pas pétrole. 2è courbe (venue plus tard : pas de courant, simple mesure de courant : potentiel spontané, lié soit à électrofiltration des boues dans sols poreux soit à électrochimie des boue dans sols poreux) dit si poreux ou imperméable. Donc on identifie boue poreuse non conductrice qui est censée être oil sand. Mais en fait travail de slb est aussi dans maitrise de ces mesures et dans progressive élaboration des dimensions "fonctionnelles" (utilisation surtout c "cartographie" du champ, plutôt aide à exploitation plus qu'exploration, en lien avec d'autres données géologiques, ie sans doute modélisation plus complexe du puits) - point important : ct slb survit alors que les mesures de sismiques aux US sont rapidement assimilées par les cies pétrolières ? idée de B est que élec pas aussi lié que sismique ou magnétique ou gravitation à une théorie géophysique. Pas très convaincant ? Plutôt le sentiment d'un écart plus important entre la mesure et la modélisation du puits ? - notion de design space très utile : plusieurs design space ici : d'une part grosse utilisation des puits des pétroliers (notamment Pechelbronn, puis la Russie, puis Venezuela, et enfin tous clients US) ; mais aussi rôle essentiel joué par les modèles analogiques dans une baignoire à l'Ecole des Mines (permet de modéliser des anomalies constatées sur le terrain) et par calcul (voir p 32 explications de Conrad : on se donne un modèle des couches avec leur épaisseur et leur résistivité puis on utilise mesure c test sur épaisseurs et ensuite si marche pas on modifie aussi résistivité) ; et le rôle du centre de calcul à Paris qui centralise tous les logs. - notion de répétition : évoqué surtout à la fin du livre (ch 3) : dans la compétion avec Halliburton (en fait cie qui fait ciemnt des puits, à qui Humble, cie de Standard, prête brevet obtenu par le rachat de Blau et Gemmer, dc H fait des logs bon marchés qui concurrencent Slb ; après avoir gagné le procès, en fait Std reconfiera des logs à Slb : interprétation de Doll : Std voulait éviter s Slb s'assoit sur son monopole, forcer slb à avancer il dit qu'il aurait fait la même chose) : à la fois procès très important (maus perdu) sur ce que sont ces mesures (Hal veut montrer que pas nouveau et que brevet ne correspond pas à ce qui est fait (ie ont un brevet mais n'ont pas dévoilà leur techno)) et surtout Slb parie sur des mesures meilleures que son concurrent ; idem dans compétion avec spécialiste de "perforation" Lane Wells" : va introduire 3è courbe et veut entrer sur marché de l'échatilllonnage. En fait double stratégie de protection de la lignée et d'ouverture de nouvelles lignées. - sur brevets : B souligne combien stratégies de publication et d'écriture de l'histoire scientifique sont marquées par les débats autour des brevets : face à Hall il faut montrer que la mesure est "universelle" (pas seulement contingent) et qu'il y a une rupture historique, ie 2 conditions requises pour brevetable. Au fil du livre : cha 1 : B montre importance travail "infrastructure" (ie lien avec les pétroliers) et fait histoire des premières années. deux types de mesure : surface (soit apparent soit sismique, élec, balance torsion) ou subsurface (carottage, élec, vitesse de forage, température, radiation...). Conrad Slb : Mines, enseigannts, intéressé par utilisation élec pour prospection minerais : prospection en surface par méthode électrique. Revient de la guerre pacifiste et socialiste. Marcel slb : X, intéressé par pb d'ingénierie et notamment aviation. Leur père (famille d'industriels alsaciens) inquiet, prêt sans intérêt de 500 000F à conditions que fait pour science orientée sur "inventions in view" et rien d'autre, favorisant science sur intérêts financiers, orienté rech pratique. les sujets en vue étant ssans doute donnés par le nom du compte sur lequel est déposé Ag : "study expenses for researches concerning the determination of the nature of the sub-soil by electric current" Tout ceci dans contexte naissance nouvelle science, géophysique. Pechelbronn 1919-1926 : le plus champ d'Europe ab L14 d'abord pour médical puis élcairage. Famille LeBel vend à Pechelbronn Oelbergwerke puis en 1906 (qd baisse des aides tarifaires) à DTA devenu plus DEA (deutech erdöl Gesellschaft) puis aprèe guerre devenu P-SEAM (Pechelbronn soc anonyme d'exploitation minière) ; à chaque étape des mbrs famille Slb ne sont pas loin (5 sur 21 au board de PO puis dépend du Landesauschuss dont Jean Slb est président puis PSEAM où Conrad est au board avec un Nicolas Slb de Guebwiller (village d'origine des SLb branche Conrad et Marcel). P est un champ diff donc bcp rech prospection. Utilisé par Slb : - d'une part pour tester des tech ex en 1935 (donc tard !!!) tests sur reproductibilité mesure du potentiel spontané. tests sur influences de la boue de bassin (en haut de puits) et même des objets qui pourraient y être plongés ; influence du temps depuis lequel le pluits est foré. Objectif : fiabiliser la mesure - d'autre part : appr des ingé Slb, formation, ds contexte où cies pétrole refusent les accès - et aussi : savoir ce que font les concurrents, par ex Ambronn dir de la cie La Géophysique qui travaille sur méthodes de sismique - entretien des relations avec futurs ingé des cies pétrolières échec US 1926-1930 : compet avec méthodes de géophysique... sachant qu'entre 1919 et 1939, 9 puits sur 10 forés sont secs et que "wildcats" (indépendants) font plutôt mieux que méthodes de géophy (notamment parce que forent là où pétrole affleure visiblement !) - succès sismique (Roxana cy). Succès / concurrent balance de torsion car : plus rapide, ne nécessite pas de parcourir totalité de la surface (pb terrain mais aussi propriété), secret (éviter de causer avec les autres) ; rq : balance de torsion (qui mesure variations champ gravitation) est dite méthode précise et bon marché donc ne nécessite pas d'améliorations donc empêche dévt d'un business (!!! idée amusante !). Alors que sismique : réflexion, réfraction puis à nouveau réflexion. Sismique découvre très vite plusieurs domes de sel aux US (65 domes nouveaux découverts en 1927) (mais dôme n'est pas forcément pétrole ie là aussi modélisation géologique : on voit certaines formations géo et on assimile ces formations à pétrole, mais modéle un peu simpliste, basé sur théorie de la formation marine du pétrole). - Par rapport à élec de surface telle que développé par Slb : lent, pas secret car nécessite déployer câbles sur large surface (mais ici pas clair : c si Slb faisait que du surface ? Mais que faisaient-ils exactement à Pechelbronn précisément avant 1926 ? seulement simulation de surfaces ?) gêné par casing. en fait adapté à des mesures sur terrains sans constructions (les routes gênent), à faible profondeur) : trouve un usage : cartographier les terrains pour choisir où faire passer les pipe lines en évitant les terrains avec eau (corrosion), ie très adapté à ce que peut faire la méthode à l'époque. - Par rapport aux méthodes magnétique : pb d'avoir une station de référence précise ; problème de variations journalières du champ donc faire corrections en fonction de l'heure ; magnétisme perturbé par matériel de forage. URSS 1926-1932 : situation inverse : image très positive de utilisation de élec en URSS (apologie de l'élec par Lénine : comm = les soviets plus l'électricité) ; suppose collectivisation des terres par opposition à éco très morcelée ; image Slb socialiste et alsacien (bonne image Alsace, meilleure que image Fr) ; et terrains favorables à la mesure (des couches électriquement très régulières). DOnc sismique est vite arrêtée (entre 30 et 35 :1, 5, 6, 8, 8 et 9 équipes) alors q croissance élec (6, 9, 13, 17, 29, 40). Alors utiliser le lieu du succès c lieu d'appr et d'essais ; avec deal avec URSS : former leurs ingé, accès à tous les travaux de labo à Paris, installation de labos en Russie (et accès aussi aux méthodes occidentales). Passe alors (mais quand ???) à mesures in puits car : - la précision de mesure "loin" du conducteur estmoins importante q ds surface - poss de modifier les boues à travers lesquelles on mesure. - modification usage : aider à exploitation >> exploration car couche avec R ne signifie pas forcément huile mais en revanche couche conductrice = eau est plus fiable et permet de déterminer le water shut off point (ie savoir à quelle hauteur pomper). Avantage : accélérer le forage puisque supprime quasiment complètement carottage, méthode se veur plus sûre, plus précise, plus rapide q carottage. Devt centre de calcul central et modèle analogique ds baignoire. Utiliser les puits pour tester hyp électrochimie vs électrofiltration (notamment en envoyant eau salée in boue). Paradoxalement, Slb importera même un peu de sismique en URSS. Dans le même temps, début 30s, firmes de sismique US sont absorbées par majors. remarque : dés 30s on parle de boues à huile ; enjeu de Slb à essayer de contôler le puits lui-même (contrôle des boues, deleur viscosité et de leur vélocité...). Dés cette époque intervention sur les boues est suggérée en central mais les locaux refusent en expliquant q pour des raisons éco les cies préfèrent leurs boues et que c'est un avantage pour Slb car leur méthode est plutôt robuste à variation des boue

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Bowker, G. C. (2020). Science on the run: Information management and Industrial Geophysics at Schlumberger (1920-1940). Bulletin de La Sabix, 34, 28–46. https://doi.org/10.4000/sabix.425

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