Abstract
Résumé Bien que la moitié de la population mondiale vive aujourd’hui en ville, le « droit à la ville » invoqué par Henri Lefebvre dans les années 1960 se fait encore attendre. La plupart des citadins manquent non seulement du pouvoir et de la capacité d’influencer leur lieu de vie, mais sont de surcroît parfois clairement exclus de l’espace dit public. Contre ce double rejet de leur droit à la ville, certains ont conçu, sciemment ou non, des gestes quotidiens de résistance en marquant leur environnement ou en en subvertissant l’usage. Malgré son apparence inoffensive, le jardinage urbain s’est révélé être un outil efficace pour protester contre la condition urbaine telle qu’elle est modelée et définie par les puissants et les riches, qu’ils soient publics ou privés. Bien que cette pratique gagne de plus en plus de reconnaissance de par le monde, surtout dans les villes nord-américaines, comme propose de le montrer cet article, la réappropriation de l’espace urbain par l’horticulture – si minime soit-il – reste d’actualité en tant qu’outil de mobilisation citoyenne.
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Baudry, S. (2012). Reclaiming Urban Space as Resistance: The Infrapolitics of Gardening. Revue Française d’études Américaines, n° 131(1), 32–48. https://doi.org/10.3917/rfea.131.0032
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