Abstract
Résumé Le surmoi individuel et familial est le produit de multiples facteurs. L’auteur traite des origines transgénérationnelles du surmoi. Cette idée s’inscrit dans la ligne de nombreuses découvertes freudiennes, notamment celles de surmoi culturel, d’intersubjectivité, de fantasme originaire, d’imago. Elle a peut-être influencé Freud lorsqu’il a souhaité redéfinir le surmoi comme une instance, en 1923. Toutefois, l’apport de la TFP se particularise par la mise en lumière de la part active et permanente de la groupalité familiale ; le surmoi s’active et se mobilise en se recréant constamment. Cela implique des perspectives thérapeutiques encourageantes, à condition toutefois que les thérapeutes soient sensibles à cette idée en adaptant leurs outils interprétatifs (pas uniquement le contenu de leurs interprétations). Dans la partie clinique, l’auteur parle de ces familles où la transgression de la loi se fait sentir (maltraitance, violence, inceste, délinquance) ; on peut lier ces manifestations avec les défaillances dans le processus de transmission générationnelle. Les questions du secret et du mythe s’avèrent aussi importantes que celle du don et de la dette impayée. Pendant la thérapie des familles « transgressives », le contre-transfert est sollicité de manière particulière au point de produire malaise, dégoût, rejet. Or si le contre-transfert se montre si « récalcitrant », comment construire une relation thérapeutique ? Le transgénérationnel dans le vécu des thérapeutes ne peut-il y jouer un rôle de dégagement et permettre à ces derniers de trouver une « empathie concevable » ? Et lequel ? L’auteur illustre ces idées par une TFP d’inceste.
Cite
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Eiguer, A. (2007). Le surmoi et le transgénérationnel. Le Divan Familial, N° 18(1), 41–53. https://doi.org/10.3917/difa.018.0041
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